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LAGARDE: flibustier français. @ Capitaine corsaire à Saint-Domingue en 1676, il joignit la flotte commandée par le marquis de Maintenon qui alla piller les établissements espagnols du Vénézuela au début de l'année suivante. Après le démembrement de la flotte de Maintenon, il se signala aux côtés de Coxon et d'autres, par la prise de Santa Marta (juin 1677). Après cette expédition, il relâcha ensuite, avec ses associés anglais, à la Jamaïque où le gouverneur Vaughan le frustra de la rançon de l'évêque de Santa Marta. Mais il put ramener en otage le gouverneur de cette ville à Saint-Domingue. Au début de 1678, il compta au nombre des capitaines flibustiers que rassembla le gouverneur Pouancey et qui joignirent la flotte de M. d'Estrées à la Martinique. Il suivit ensuite Grammont dans le lac de Maracaïbo. Dans la première moitié de 1684, il commandait la Subtile, de deux canons et 30 hommes, croisant à la côte de Caracas. Plus tard cette même année, il se rendit au rendez-vous de l'île de la Tortille ou Tortue salée, à la même côte. En décembre 1684, commandant alors le brigantin Le Galant, il alla guetter au cap Codera (toujours à la côte de Caracas) la patache Margarita, en compagnie des capitaines Andresson, De Graff et Rose, avec lesquels il se rendit ensuite à Curaçao. En février 1685, il se sépara d'avec eux et, probablement en compagnie de De Graff, il joignit, en avril suivant, la flotte de Grammont dans l'archipel de San Blas. Il participa ainsi à la prise de Campêche (juillet et août 1685). De retour à la côte de Saint-Domingue en janvier 1686, il donna rendez-vous à l'île à Vache à une trentaine des hommes ayant appartenu à la compagnie du capitaine Andresson. En mars, il s'associa avec le forban anglais Bannister avec lequel il fit plusieurs prises. @ Il appartenait probablement à cette famille Lagarde originaire de Normandie et dont des membres possédaient à la même époque des intérêts au Canada.


Pierre LAGARDE: flibustier français, né à Royan vers 1650. @ De confession protestante, il était, depuis 1683, contremaître sur le Hardi, commandé par Grammont. En octobre 1686, il compta au nombre de la vingtaine des hommes de Grammont qui s'embarquèrent sur la prise hollandaise que leur compagnie fit au large des Açores. Séparé du Hardi par une tempête, Lagarde et ses compagnons rallièrent les Antilles puis abordèrent à l'île Saint-Vincent d'où Lagarde passa à la Martinique où, en janvier 1687, il fit une déposition concernant la disparition de Grammont. @ Il était peut-être un parent du capitaine Lagarde.


LAMARRE: eccléciastique français. @ Curé de l'île de la Tortue, il participa à la révolte des habitants de l'île contre la Compagnie des Indes Occidentales qui voulait les empêcher de commercer avec les contrebandiers flessinguais Constant et Marcusz en 1670. À la suite de ces événements, le syndic des habitants de la Tortue, Morel, et lui furent envoyés en France par le gouverneur d'Ogeron et gardés au château de Nantes d'où ils ne sortirent qu'en mars 1672 par ordre du roi.


Jacques de LA MOTHE: flibustier français. @ Vers avril 1654, commandant le Saint-Charles, une frégate de cinq canons, le capitaine La Mothe captura dans les parages de la Jamaïque un corsaire espagnol, lequel avait fait prisonnier, peu de temps auparavant, 24 Juifs portugais fuyant le Brésil que les Néerlandais avaient cédé au Portugal. Il accepta, contre paiement de leur passage, de conduire ces Juifs jusque dans la colonie des Nouveaux Pays-Bas. Ainsi, en septembre, il vint mouiller dans le port de Niew Amsterdam (la future New York), où il eut quelque difficulté à se faire payer le montant convenu par ses passagers.


Abraham LANGFORD: officier anglais. @ En 1659, à la Jamaïque, ce capitaine reçut un lot de terre à Cagway (future Port Royal), agissant alors comme officier naval pour l'inspection des navires. En août 1661, le Conseil de la Jamaïque le décrivait cependant comme un promoteur de mutinerie. En janvier 1663, il accompagna le colonel Barry dans sa tentative pacifique pour reprendre l'île de Tortue aux Français. Après leur expulsion de cette île, le capitaine Langford se rendit au Petit-Goâve, où il fut reconnu comme «gouverneur» par les boucaniers de l'endroit. À la fin de 1664, il quitta Saint-Domingue pour l'Angleterre où il demanda en vain une commission de gouverneur de la Tortue et les forces nécessaires pour s'en rendre maître. En 1675, il vivait encore à Port Royal où il est recensé comme marchand.


Jérôme du SARRAT sieur de LA PERRIÈRE: officier français. @ Gentilhomme gascon, il fut l'un des adjoint de M. du Parquet, gouverneur de la Martinique, dans les années 1640. En 1647, il captura le gouverneur général Thoisy qu'il échangea contre la liberté de son chef fait prisonnier par le commandeur de Poincy. Lors de leur passage à la Tortue après l'expédition manquée contre Curaçao, le général de Baas le nomma gouverneur par intérim en l'absence de d'Ogeron (avril 1673), lequel revint dans l'île peu de temps après.


Frédérick DESCHAMPS sieur de LA PLACE: officier français. @ Neveu de Deschamps du Rausset, il reçut de ce dernier le gouvernement de l'île de la Tortue en octobre 1662. Ce fut lui qui posa les fondements de l'établissement du Port-de-Paix. Il resta en poste jusqu'au 7 juin 1665, date à laquelle d'Ogeron vint en prendre possession de la Tortue pour la Compagnie. Il repassa ensuite en France. À la Montagne, l'un des quartiers de la Tortue, il possédait une habitation où il cultivait la canne à sucre. Repassé en France et retiré sur ses terres dans le Périgord, on l'y retrouve en 1683-1684 comme témoin lors d'un procès tenu contre un gentilhomme de cette province.


LAQUES: flibustier anglais. @ En janvier 1660, il appareilla de la Jamaïque, portant commission du gouverneur D'Oyley.


sieur de LA RONDE: aventurier français. @ En 1660, à l'île de la Tortue, il commandait ou était propriétaire d'une barque que lui vola le gouverneur Watts pour s'enfuir après l'arrivée de Deschamps du Rausset.


René Robert CAVELIER sieur de LA SALLE: aventurier français (Rouen, 22 novembre 1643 - Texas, 19 mars 1687). @ Installé au Canada (1665), il explora, dès 1669, le fleuve Ohio, les Grands Lacs et leur région. Par la suite, partant du Canada, il descendit le cours du Mississippi jusqu'au golfe du Mexique (décembre 1681 à avril 1682). De retour à Québec (2 novembre 1683), il passa en France où le marquis de Seigneley lui confia le commandement d'une petite expédition chargée de retrouver, par mer, l'embouchure du Mississippi et d'y établir une colonie. Parti de La Rochelle (21 juillet 1684), avec quatre bâtiments, il arriva, malade, au Petit-Goâve (27 septembre), où vinrent le rejoindre MM. de Cussy, Bégon et de Saint-Laurent. Le 25 novembre 1684, il appareilla du Petit-Goâve, fort affaibli en hommes. Mais son entreprise tourna mal. Il se sépara de son lieutenant Beaujeu (janvier 1685) puis, une fois installé sur les rives du Mississippi, la discorde éclata parmi ses hommes. Il fut assassiné par quatre de ses compagnons.


sieur de LA VIE: officier français. @ Lieutenant du gouverneur de l'île de la Tortue, il y devint en 1666 commis général de la Compagnie des Indes occidentales. Cette même année, en juillet, il acheta le contrat du jeune Exquemelin, qui venait d'arriver de France comme engagé. Maître cruel, il consentit à se départir de son engagé l'année suivante à la suite de pressions du gouverneur en titre, le sieur d'Ogeron.


LA VIVON: marin français originaire de Saint-Malo. @ Commandant le Cerf-Volant monté par 45 hommes et portant commission du duc de Beaufort, il arriva aux Antilles en 1668. À la fin de cette année-là, il fut l'un des deux capitaines français qui se trouvaient à l'île à Vache où mouillaient également Henry Morgan et sa flotte. À l'arrivée du H.M.S. Oxford, Morgan, sous prétexte que la commission du Malouin n'était valable qu'en Méditerranée et qu'il avait pillé un marchand virginien, s'empara de son navire. Après l'explosion de l'Oxford, il fut conduit prisonnier à la Jamaïque, sur son propre navire que les Anglais conservèrent et rebaptisèrent The Satisfaction, avec Edward Collier comme commandant. La Vivon obtint par la suite sa liberté du gouverneur Modyford.


Nicolas LE FÉE: flibustier français. @ À la sortie du lac de Maracaïbo, en décembre 1678, Il commandait un brûlot appartenant à Grammont, dont il était peut-être le matelot.


LE GASCON: flibustier français. @ En 1666, il fut l'un des capitaines français relevant de l'île de la Tortue qui passèrent à la Jamaïque anglaise. Trois ans plus tard, commandant un navire de 18 canons, il sortait de la Tortue, en compagnie du capitaine Trébutor, tous deux portant commission du gouverneur d'Ogeron. En juin 1670, il croisait avec son associé à la côte de Caracas, où ils furent séparés. De là, il se rendit à l'île à Vaches, où en octobre il perdit son bâtiment lors d'un ouragan qui frappa la flotte de Henry Morgan, que Le Gascon avait rejointe. Pour le compenser de la perte de son navire, Le Gascon reçut de Morgan une prise espagnole, La Gallardena, au commandement de laquelle il participa à l'entreprise de Panama (1670-1671). Rentré à Saint-Domingue à la suite de cette expédition, il compta au nombre des flibustiers que réunit d'Ogeron au début de 1673 à la demande du gouverneur général des Antilles françaises, M. de Baas, en prévision d'une expédition contre Curaçao. Celle-ci ayant échoué, Le Gascon rentra à Saint-Domingue d'où il commanda des bâtiments corsaires jusqu'à la fin de la guerre de Hollande. Ainsi en 1676 et 1677, il fut l'un des capitaines du marquis de Maintenon et le suivit dans ses entreprises contre les établissements espagnols du Venezuela. Au début de 1678, il compta au nombre des flibustiers engagés dans une seconde expédition de Curaçao, cette fois sous le commandement général du vice-amiral d'Estrées. Après le naufrage d'une partie de cette flotte à l'île d'Avés (mai 1678), il se retrouva sous les ordres de Grammont, qui alla piller les établissements espagnols du lac de Maracaïbo. En décembre 1678, Le Gascon rentra avec son chef au Petit-Goâve. Par la suite, il n'est plus mentionné.


Pierre LEGRAND: flibustier français. @ En décembre 1665, ce capitaine accompagna Mansfield lors de sa descente contre Santo Spirito à Cuba. Il est d'ailleurs mentionné par les Espagnols comme ayant été le chef des flibsutiers lors de cette entreprise.


LEGRIS: colon français natif d'Angers. @ Vers 1664, étant boucanier, il combattit un caïman à la côte nord de Saint-Domingue. En 1666, un homme de ce nom était commis général de la Compagnie des Indes occidentales à la Tortue et vit sa commission annulée en faveur du sieur de La Vie.


Samuel LEIGH: flibustier anglais. @ En février 1685, ce capitaine se trouvait à l'île d'Or, à la côte de Panama. De là, en compagnie de ses associés Townley et Brandy avec environ 185 hommes, il traversa l'isthme de Panama. Tous ensemble ils rejoignirent en mer du Sud la flotte de Davis et Swan. De ces derniers, il reçut en mars de la même année, le commandement d'un petit bâtiment pris sur les Espagnols.


Pierre LELONG: flibustier français (mort à Saint-Domingue, vers 1698). @ En 1670, quittant la Tortue, il dirigea un groupe de douze aventuriers qui allèrent s'établir dans la plaine du Cap: lui-même érigea son habitation près du Trou Charles-Morin et devint par la suite un grand propriétaire terrien. En 1684-1685, il fit parti des flibustiers français qui passèrent à la mer du Sud: il revint vraisemblablement à Saint-Domingue en avril 1688. En 1695, après le second sac de Limonade, il vendit un terrain au père capucin Aubert où celui-ci érigea la nouvelle église de la paroisse. Au retour de la campagne de Carthagène (1697), à laquelle il prit part, il affranchit l'un de ses esclaves, Étienne Auba [Quartier-Morin, 1683 - Roucou, près de Limonade, 1781], qui s'y était signalé par sa conduite exemplaire et qui devint en 1723 capitaine des nègres libres de la dépendance du quartier de Fort-Dauphin. Il avait épousé Anne-Marie Dieuleveut.


Charles LEMAIRE: aventurier français originaire de Dieppe (mort à Saint-Domingue, 18 octobre 1710). @ S'étant enrichi en exerçant le métier de flibustier, il devint (1693) procureur aux biens vacants puis siégea au Conseil Supérieur de Léogane. Il avait épousé Marie Cailletot qui lui donna quatre enfants.


Jean LEMAIRE: flibustier français. @ Il compta parmi les chefs corsaires qui, sous les ordres de Mansfield, firent descente au Costa Rica (printemps 1666), d'où ils durent se retirer après la prise de Turrialba; il peut avoir ensuite suivi Mansfield lors de la reprise de l'île Santa Catalina.


Bernard LEMOIGN: marin français originaire de Nantes (mort en 1690). @ Commandant de la frégate La Toison d'Or armé en France par le sieur Pérou de Belle-Isle, il captura dans la Manche (en novembre et décembre 1674) trois navires hollandais dont le Golden Lion, parti du Surinam avec une cargaison de sucre. En janvier 1675, il conduisit cette dernière prise, faite au large de Milford Haven, en France. Dès 1676, il pourrait avoir déplacé ses activités en Amérique. En effet, un certain capitaine «Bretoon» (c'est-à-dire le Breton), selon des documents anglais, se trouvait à Hispaniola avec quatre flibustiers pour aller attaquer Maracaïbo sous les ordres du marquis de Maintenon. Plus sûrement, en 1678, il croisait dans la mer des Caraïbes, faisant escale à Saint-Domingue où il prit une commission de M. de Pouancey. En août de cette année-là, il fit aux Antilles trois prises sur les Hollandais, qu'il alla toutefois se faire adjuger à la Martinique, jugeant que les procédures y étaient plus régulières qu'à Saint-Domingue. Il repartit en course et prit quatre autres bâtiments, espagnols et hollandais, dans la baie de Matanzas, à Cuba. Mais son équipage, qui était constitué aux deux tiers d'Anglais qu'il avait embarqués à Saint-Domingue et ailleurs aux Antilles, conduisirent ses dernières prises à Boston. Lemoign fut obligé de les y accompagner pour obtenir justice des autorités de cette ville de la colonie du Massachusetts, mais il ne reçut aucun dédommagement (novembre 1678). En 1685, le Conseil d'état de France accorda mainlevée sur l'une des prises hollandaises que Lemoign avait faites aux Antilles en 1678.


Anne LE ROUX: flibustier français. @ En 1659, il compta au nombre des quatre capitaines qui furent élus par les aventuriers de la Tortue pour les commander lors de la descente sur Santiago de los Caballeros sous la commission du gouverneur Watts.


François LESAGE: flibustier français originaire de Bordeaux (mort à la Jamaïque, juillet 1694). @ Vers 1664, il servait comme matelot à bord d'un vaisseau néerlandais croisant dans la mer des Antilles et le golfe du Mexique. Devenu flibustier à Saint-Domingue, il y est mentionné comme capitaine en novembre 1682, au moment où, commandant une barque longue, il appareillait en compagnie de Laurens De Graff à destination du golfe des Honduras. Là il reçut le commandement d'un petit navire espagnol que prirent De Graff et leurs autres associés, sur laquelle il participa à l'expédition de la Vera Cruz (mai 1683). De retour à Saint-Domingue à la fin d'août 1683, il joignit en novembre de la même année une flotte qui, sous les ordres de De Graff, se rendit à la côte de Carthagène. Il prit part ainsi au combat contre trois vaisseaux de guerre espagnols sortis du port de Cartagena. À la suite de la prise de ces bâtiments, le capitaine Andresson lui donna son vaisseau Le Tigre, armé de 30 canons. Sur celui-ci, Lesage alla croiser à la côte de Caracas où on le retrouve dans les premiers mois de l'année suivante. Vers mai 1684, il fit escale à l'île à Vaches où il prit à son bord une soixantaine d'anciens flibustiers de la Trompeuse. Il rentra ensuite au Petit-Goâve où, en octobre, au moment du passage de l'expédition La Salle, il fut interrogé par le capitaine Beaujeu à propos de l'embouchure du Mississippi. En février 1685, montant toujours le Tigre, il appareilla du Cap Français, à la tête de 200 hommes, pour tenter sa chance en mer du Sud. En août, il faisait escale à New York, mais il se comporta généralement comme un pirate avec les bâtiments de la Nouvelle-Angleterre qu'il rencontra en mer. N'ayant pu franchir le détroit de Magellan, il remonta vers l'Afrique. En janvier 1686, il croisait ainsi à la côte de Guinée où il fit deux riches prises sur les Néerlandais. En mai suivant, il vint désarmer avec l'une de ses prises à Cayenne où une partie de ses gens s'établirent. En août, il en repartait pour gagner la France pour se mettre au service de la Compagnie de Lorient. Il revint ensuite à Saint-Domingue et, au début de la guerre de la ligue d'Augsbourg, reprit ses activités de chef flibustier. Il participa ainsi à l'attaque de la Jamaïque, au sein d'une flotte commandée par le gouverneur Ducasse, De Graff et Bernanos; il trouva la mort avec 50 des siens en attaquant un retranchement érigé par les habitants de la baie de Carlisle.


LESCUYER: flibustier français (mort au Panama, février 1685). @ En décembre 1684, il commandait un petit navire de six canons à l'île Tortuga, à la côte de Caracas, participant alors à la prise du Little Edward, un petit bâtiment anglais, avec ses associés Michel, Brouage, Lagarde, Rose, Vigneron et Cachemarée. Après cet incident, il prit le parti de passer à la mer du Sud par l'isthme de Panama. Avec son camarade Cachemarée, et en tout 200 hommes, il se rendit à l'île d'Or où ils brûlèrent leurs navires avant d'entreprendre la traversée avec l'aide des Indiens du Darien. Lescuyer mourut lors de cette marche.


Jean LESCUYER: marin français. @ Sorti de Saint-Malo en décembre 1677 à destination de l'Afrique puis des Antilles, il vit son navire, Le Nicolas, saisi par le gouverneur Pouancey et les commis de la compagnie du Sénégal au Port-de-Paix lorsqu'il vint y traiter des nègres en février 1679. Il revint à Saint-Malo en septembre de cette année-là.


LESCOUBLE: marin français. @ Commandant une frégate marchande de Nantes, il vint mouiller à l'île de la Tortue en 1659. Des flibustiers commandés par Delisle se rendirent les maîtres de son navire dont ils se servirent dans leur expédition contre Santiago de los Caballeros.


Luc LESTOREL: aventurier français (mort à Saint-Domingue, 21 janvier 1691). @ Arrivé à Saint-Domingue en 1684 avec M. de Cussy, il devint greffier de la Sénéchaussée du Cap puis du Conseil Supérieur du Cap en 1691. Cette année-là, il fut tué lors de la bataille des plaines de Limonade.


François LEVASSEUR seigneur de René-de-Boisdouflet et des Lettres: aventurier français (Cogners, Maine, 1??? - île de la Tortue, juillet 1652). @ Ce gentilhomme huguenot accompagna d'Esnambuc, dans les années 1620, dans ses courses aux Antilles contre les Espagnols. Ayant émigré à Saint-Christophe, cet ingénieur militaire de formation commanda une compagnie de milice avant d'être nommé (1639) directeur des fortifications de la colonie. Par la suite, il reçut une commission de M. de Poincy pour aller prendre possession de l'île de la Tortue. Mouillant au Port Margot, il débarqua à la Tortue avec 100 hommes et en chassa les Anglais en s'assurant du concours des habitants de l'île, eux-mêmes en majorité français. Aussi bon ingénieur que capitaine, il y fit construire le fort de la Roche et repoussa une attaque espagnole. Voyant son autorité bien établie, il méconnut dès 1642 l'autorité du chevalier de Poincy puis commença à persécuter ses administrés, particulièrement les catholiques qu'il chassa de l'île et dont il fit démolir les chapelles. Il administra l'île d'une main de fer, levant pour lui-même de lourds impôts sur toutes les transactions. Il fut victime d'un complot et assassiné par deux de ses lieutenants, Thibault et Martin.


Richard LILBURNE: administrateur anglais. @ À la fin de 1682, il fut nommé gouverneur général des Bahamas, en remplacement du colonel Clarke, destitué pour avoir armé en course des flibustiers contre les Espagnols. Il n'en encouragea pas moins les écumeurs des mers, accueillant notamment en janvier 1683 le flibustier français Bréha. Mais, lorsque celui-ci et ses associés anglais revinrent aux Bahamas après leur expédition de Floride, il prit les moyens pour les chasser de sa colonie. Ce changement de politique n'empêcha pas moins qu'au début de 1684 deux corsaires espagnols, armés à La Havane, viennent piller l'île New Providence. Après cette attaque, Lilburne donna des commissions à Thomas Handley et à cinq autres capitaines pour défendre les Bahamas contre de telles agressions, mais ceux-ci en s'en servirent pour justifier leurs pirateries. Lilburne retourna en Angleterre avant la fin de l'année pour rendre compte de son administration aux Seigneurs propriétaires des Bahamas. Il fut donc absent lors de la seconde attaque espagnole contre la colonie, qui fut alors dépeuplée de presque tous ses habitants.


Jean LINAUX: flibustier français. @ En 1670, il commandait un bateau dans la flotte de Morgan sous les ordres duquel il participa ensuite à l'expédition de Panama.


LOMBARDON: flibustier français. @ En 1666, il croisait sous commission du gouverneur de la Martinique pour prendre sur les Anglais. En juin 1667, il fut capturé justement par des Anglais et fournit au commodore sir John Harman des indications sur le mouvement des flottes française et néerlandaise à la Martinique.


Robert de LONGVILLIERS: officier français (mort à la Martinique, mai 1666), seigneur de POINCY et commandeur d'Oysemont à la mort de son oncle en 1660. @ Chevalier de Malte et neveu du M. de Poincy, le gouverneur général des Antilles françaises, il accompagna son oncle en Amérique. Dès 1638, il fut capitaine à Saint-Christophe. Il fut envoyé par son oncle en mars 1644 pour tenter de faire sortir Levasseur de la Tortue. L'année suivante, il fut nommé gouverneur particulier de l'île Saint-Christophe. En 1648, il fut envoyé gouverner l'île de Saint-Martin. Chevalier de Malte comme son oncle, il hérita de son titre de sieur de Poincy et de la commanderie d'Oysemont. Demeuré aux Antilles, il s'illustra en combattant les Anglais à Saint-Christophe.


LORMEL: flibustier français. @ En 1659, il compta au nombre des quatre capitaines qui furent élus par les aventuriers de l'île de la Tortue pour les commander lors de la descente sur Santiago de los Caballeros sous la commission du gouverneur Watts.


Louis: flibustier français. @ En 1666, il commandait une frégate, portant commission du gouverneur de la Tortue, laquelle fut prise par des Anglais de la Jamaïque.


Richard LUDBURY: flibustier anglais. @ Commandant un bâtiment lors de l'entreprise de Panama, il avait auparavant accompagné les capitaines Prince et Thomas Harris dans la descente sur Monposs (côte de Carthagène) et à la prise de Granada (1670).


Thomas LYNCH: marchand et administrateur colonial anglais (vers 1630 - Jamaïque, septembre 1684), fait chevalier (1671) par le roi Charles II: sir Thomas Lynch. @ Venu à la Jamaïque comme capitaine dans l'armée de Venables, Lynch devint un planteur prospère et lieutenant-colonel du plus important régiment de milice de la colonie. Membre du Conseil de l'île, il fut nommé par le gouverneur Lyttleton pour assurer l'intérim du gouvernement après son départ. Fait chevalier en 1671, sir Thomas fut nommé lieutenant-gouverneur de la Jamaïque pour remplacer Modyford, qu'il traita cependant avec égard à son arrivée dans l'île. Il retourna en Angleterre en 1675, mais il revint deux ans plus tard à la Jamaïque, où il possédait toujours des intérêts. En 1682, il revint à la Jamaïque, cette fois, comme gouverneur général. Dès son arrivée, il lutta contre les flibustiers et encouragea le commerce avec les Espagnols.


sir Charles LYTTLETON: administrateur colonial anglais. @ En 1662, il accompagna lord Windsor à la Jamaïque comme gouverneur adjoint. Au départ de son supérieur, il assura l'intérim du gouvernement pendant environ dix-huit mois. Pour des raisons de santé, il obtint son congé en 1664 puis rentra en Angleterre. Il devint ensuite membre du Board of Trade and Plantations. Au début des années 1680, il correspondait avec le gouverneur Lynch à propos de la Jamaïque.


un dictionnaire biographique de la flibuste

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présenté par le Diable Volant