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I.—De la Passion et de la mort de Jésus Christ.

Le Jeudi saint.—Le Vendredi saint: divers; interrogatoires; la flagellation; le crucifiement.—Incidents remarquables.

49.—Racontes les principales circonstances de la Passion de Notre-Seignsur.

Les bienfaits répandus par Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'éclat de ses miracles et la sainteté de toute sa vie, avaient excité l'envie et la haine des Juifs, et particulièrement des Pharisiens et dès prêtres de la loi. Ils avaient résolu sa perte, et la négocièrent avec le traître Judas.

La Passion commença le Jeudi saint, au soir. Ce jour-là, Notre-Seigneur célébra pour la dernière fois la Pâque avec ses apôtres, et il institua la divine Eucharistie. La nuit étant venue, il se retira au jardin des Oliviers pour y prier, et ses apôtres le suivirent; mais ils se tenaient à distance pendant qu'il priait, prosterné contre terre et répandant une sueur de sang. C'est le moment que Judas avait choisi pour le livrer aux prêtres juifs et aux Pharisiens. Une troupe de soldats et de furieux se saisit de Notre-Seigneur et l'emmena, ce même soir, chez le grand-prêtre Caïphe. Jésus passa la nuit dans un corps de garde, entre les mains de soldats qui l'insultèrent, lui crachant au visage et lui donnant des soufflets, avec cette insulte: "Devine qui t'a frappé. "

Le lendemain, Vendredi saint, dès le matin, NotreSeigneur fut conduit chez le gouverneur romain de la Judée, Ponce Pilate, qui l'interrogea et le reconnut innocent. Mais ce faible juge n'osa point l'absoudre. Apprenant que Jésus était originaire de la Galilée, il le renvoya à son souverain légal, Hérode, roi de Galilée, qui pour lors se trouvait à Jérusalem. Hérode interrogea Notre-Seigneur. Voyant en lui un prince simplement curieux et superbe, Jésus refusa de répondre. Pour ce motif, on le revêtit de la robe des insensés, et on le renvoya à Pilate.

Celui-ci fit un nouvel interrogatoire qui n'apporta pas d'autres preuves de culpabilité. Mais, pour plaire à la foule qui demandait la mort de Jésus, Pilate le condamna au cruel supplice de la flagellation. Il lui fit mettre ensuite une couronne d'épines sur la tête et' un roseau à la main, signe dérisoire de sa royauté, et le présenta aux Juifs, croyant les apitoyer sur la victime; mais ils demandèrent à grands cris sa mort. Pilate essaya encore de le sauver en profitant de la liberté qu'il avait de délivrer un coupable, à l'occasion de la fête de Pâques. " Lequel, dit-il, voulez-vous que je vous délivre, de Barabbas,—celui-ci était un insigne malfaiteur convaincu de meurtre,—ou de Jésus, qui est appelé le Christ? " La foule s'écria: " Délivrez-nous Barabbas ! " Voyant qu'il ne gagnait rien, Pilate leur abandonna Jésus pour être crucifié.

Le Sauveur fut chargé d'une lourde croix et conduit hors de la ville, à la montagne du Calvaire; là on le crucifia entre deux malfaiteurs. Il était midi. Après trois heures d'agonie, Jésus expira en jetant un grand cri.

Chaque année, le Vendredi saint nous rappelle ces impérissables souvenirs.

50.—Qu'arriva-t-il de particulier à-la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Pour Jésus, comme pour tous les hommes, la mort amena une séparation de son âme et de son corps. Mais la divinité qui était inséparable de sa personne demeura unie au corps et à l'âme, quoique séparés l'un de l'autre. En sorte que l'âme unie à la divinité pouvait recevoir les adorations des anges, et le corps lui-même, demeurant uni à la divinité, pouvait recevoir les adorations que l'on rend à Dieu.

Au moment de la mort de Notre-Seigneur, pour attester la grandeur de l'événement qui venait de s'accomplir, le soleil s'obscurcit; puis la terre trembla, les rochers se fendirent, et on voit encore sur le Calvaire des traces de ces bouleversements. Enfin, des morts ressuscitèrent et apparurent dans la ville sainte pour affirmer que la Rédemption était accomplie.

CONCLUSION PRATIQUE

Quand nous sommes en présence du Crucifix, considérons-le attentivement. Regardons le Sauveur attaché à la croix: ses pieds et ses mains percés de clous, sa tâte couronnee d'épines, son côté ouvert par la lance du soldat... Arrêtons-nous à ce spectacle et demandons-nous ce que Jésus-Christ a dû souffrir. Puis, comme saint Paul, disons-nous à nous-mêmes, car c'est l'absolue vérité: " Le Christ a été mis à mort pour moi, et à cause de mes péchés. " Oui, pour moi, comme si j'avais été seul pecheur dans le monde, ayant besoin de rédemption. Ces réflexions conviennent surtout quand on se prépare ès la confession.