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IV. - - Des membres de l'Église.

Corps et âme de l'Église-- ne sont pas membres de l'Église: 1. les infidèles; 2. les hérétiques; 3. les schismatiques; 4. les apostats; 5. les excomuniés.-- Explication de la maxime: Hors de l'Église, point de salut.

75-- Faut-il, pour être sauvé, être membre de l'Église ?

Oui, pour être sauvé, il faut être membre de l'Églises. Mais on peut être membre de 1'Église de deux manières. On distingue en effet, les membres qui appartiennent au corps de l'Église et ceux qui appartiennent à l'âme.L'Église, ici-bas peut être envisagée comme société visible. Dans ce cas on la compare à un corps vivant, dont le Pape serait comme la tête, les eveques les membres principaux et les fidèles les membres secondaires. Pour appartenir au corps de l'Église, il faut faire profession extérieure de foi catholique; par conséquente être baptisées croire tout ce que 1'Église enseigne et être soumis à notre saint-père le Pape et aux pasteurs légitimes

Mais Église peut aussi être envisagée comme la société invisible des âmes qui sont unis à Dieu par la charité parfaite ou la grâce sanctifiante. Cette grâce répandue dans les coeurs pas l'Esprit-Saint est ce qu'on appelle l'âme de l'Église, car c'est en réalité ce qui lui communique la vies comme l'âme à notre corpus il se rencontre, en dehors du christianisme, certaines âmes droites qui aiment Dien et le servent même dans l'erreur: si elles ont la charité parfaite oll la grâce sanctifiante, elles sont de l'âme de l'Église

Il résulte de cette explication que, pour être sauvés il faut appartenir à l'âme de l'Église, et que les pécheurs, tout en étant membres du corps de l'Églises ne seront pas sauvés, parce qu'ils n'appartiennent pas à l'âme. Et inversement, des hommes seront sauvés sans appartenir au corps de l'Église, par ce qu'ils appartiennent à l'âme.

76.—Quels sont ceux qui sont hors de l'Église?

1° Les infidèles: on appelle ainsi ceux qui ne sont pas baptisés et ne croient pas en Jésus-Christ: tels sont les Juifs, les mahométans, les idolâtres.

2° Les hérétiques, c'est-à-dire ceux qui refusent opiniâtrement de croire une vérité révélée par Dieu et enseignée par l'Église comme article de foi. Parmi les hérétiques modernes se placent les protestants, luthériens, calvinistes, ete.

3° Les schismatiques: on donne ce nom à ceux qui se séparent de l'Église en refusant de reconnaître les pasteurs légitimes et de leur obéir, tout en gardant la foi aux vérités révélées. Tels furent, dans le principe, les partisans du schisme grec; plus tard, ceux du grand schisme d'Occident, plus-aisément excusés par la bonne foi; au XVIe siècle, ceux du schisme anglican de Henri VIII.

4° Les apostats: on appelle ainsi ceux qui, ayant été baptisés, renient la foi de Jésus-Christ après en avoir fait profession. Tel fut l'empereur Julien, surnommé l'Apostat; tels seraient aujourd'hui ceux qui abandonneraient le catholicisme pour le mahométisme, la libre pensée, etc.

5° Enfin, les excommuniés, c'est-à-dire ceux que l'Église retranche de sa communion à cause de leurs crimes; Ils sont dès lors exclus de toute participation aux sacrements et aux biens spirituels de l'Église.

Quant aux pécheurs, ils restent encore membres de l'Église, mais des membres morts, qui peuvent toutefois revivre s'ils retrouvent la grâce sanctifiante.

77.—Expliquez la maxime: Hors de l'Église, point de salut.

Cette maxime est vraie dans son sens général. Car Notre-Seigneur a dit dans l'Évangile: " si quelqu'un ne renaît de l'eau et du Saint-Esprit,—n'est baptisé, —il n'entrera pas dans le royaume de Dieu. " Et ailleurs: " Celui qui ne croira pas, sera condamné." C'est l'exclusion du ciel prononcée contre les infidèles, les hérétiques et les apostats.

Il a dit encore: " si quelqu'un n'écoute pas l'Église, au'il soit traité comme un païen et un publicain. " C'est l'exclusion des schismatiques et des excommuniés.

Toutefois l'Église, conformément à l'esprit de son fondateur, fait de cette maxime une application tout à la fois juste et miséricordieuse. Loin de condamner tous ceux qui n'appartiennent pas à sa communion extérieure, c'est-à-dire à son corps, elle déclare que pour être sauvé il suffit d'appartenir à son âme. Et, en pratique, elle distingue les hommes en deux classes: ceux à qui l'Évangile n'a pas été annoncé, et ceux qui le connaissent; et elle dit:

1° Ceux auxquels l'Évangile n'a pas été annoncé n'appartiennent pas au corps de l'Église; mais ils seront néanmoins sauvés s'ils appartiennent à l'âme, c'est-à-dire s'ils aiment, désirent et recherchent la vérité, s'ils suivent leur conscience éclairée par la lumière naturelle et observent d'ailleurs la religion qu'ils croient bonne. Dans ces conditions, le salut peut leur être difficile, mais il n'est pas impossible.

2° Quant à ceux qui connaissent l'Évangile, ils seront jugés d'après sa loi. S'ils ont été élevés et instruits dans le catholicisme, ils ne peuvent se sauver hors de cette Église catholique, qui est la seule vraie.

S'ils appartiennent au schisme et à l'hérésie, et que, parvenus à l'âge de discrétion, ils connaissent que l'Église catholique a pour elle la vérité, ils ne peuvent se sauver en demeurant hors de cette Église, car on doit suivre la vérité quand on la connaît. S'ils n'ont que des doutes sur la supériorité de l'Église catholique, ils doivent étudier, se rendre compte et embrasser la vérité si elle se manifeste à eux, car c'est un crime de préférer les ténèbres à la lumière. Enfin, s'ils tiennent sincèrement pour vraie la secte à laquelle ils appartiennent, et s'ils sont, d'autre part, fidèles observateurs de la religion qu'ils croient bonne, non seulement l'Église ne les damne pas, mais elle croit et enseigne qu'ils seront sauvés, parce qu'ils appartiennent à l'âme de l'Église par l'intention et par la charité.

Donc, en résumé, hors de l'Église catholique Il n'y a pas de salut pour ceux qui, la connaissant, ne veulent pas accepter la vraie foi, parce qu'ils sont alors en révolte contre Dieu.

CONCLUSION PRATIQUE

Dieu seul connait le nombre des élus qu'il doit placer dans son séjour éternel. Nous ne devons jamais désespérer absolument du salut de personne; mais, dans l'Église catholique ainsi que le disait un des chefs du protestantisme, Mélanchthon, à sa mère mourante, le saint est plus sûr.

Bénissons Dieu de nous avoir donné dans le catholicisme une foi plus certaine, des moyens plus efficaces et une sécurité plus grande pour notre salut et pour celui de nos frères.

Ainsi que le fait l'Église, prions pour les infidèles, les hérétiques, les schismatiques, les pécheurs, et même les apostats et les excommuniés, afin qu'ils se convertissent et qu'ils vivent. Les Œuvres de la Propagation de la foi, de la Sainte Enfance, de Saint-François de Sales, ainsi que l'Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires, nous offrent des moyens faciles d'accomplir ce grand acte de charité.