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Proposition d'une notation standard
pour l'accordéon diatonique

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Carles Belda, Josep Maria Mayol, Cati Plana, Daniel Violant



Quelles conditions devrait comporter un système de notation?

  1. Il doit être le plus simple possible, c’est-à-dire, qu’il ne fasse pas servir un plus grand nombre de signes que ceux qui sont absolument nécessaires. De cette manière on facilite la lecture des partitions, chose fondamentale non seulement pour ceux qui s’initient à l’instrument mais aussi pour tous ceux qui désirent lire et interpréter un morceau. Et quant à l’écriture, l’économie de signes évite la création de partitions denses ou confuses.

  2. Il doit être également intuitif: les signes utilisés doivent être faciles à mémoriser et à reconnaître, autant pour ce qui est de sa forme que de son sens.

  3. Il doit essayer d’être complet; en d’autres mots, il doit permettre de représenter par écrit tous les procédés d’interprétation de l’instrument. C’est pour cela que nous croyons que la base de la notation doit être ce que nous pourrions appeler technique standard, laissant ainsi la possibilité de noter de nouvelles manières d’interprétation.

  4. Il doit être polyvalent, de manière à satisfaire les nécessités de divers types d’utilisateur. Ainsi, il devrait être aussi performant pour écrire un morceau simple dirigé à un débutant, que pour transcrire l’interprétation exacte d’un viel accordéoniste dans un but ethnomusical ou pour écrire de nouvelles compositions qui font appel à toutes les ressources de l’instrument.

  5. En relation avec le paragraphe antérieur, la notation doit être élastique, c’est-à-dire qu’elle doit permettre de n’utiliser que les éléments nécesaires à la finalité de la partition. Par exemple, pour un accordéoniste expérimenté qui désire jouer un morceau simple, il sera peut-être suffisant d’écrire la mélodie avec en haut le chiffrage des accords et quelques changements de soufflet problématiques, sans avoir besoin d’incorporer le doigté de chaque note. Par contre, si le même accordéoniste veut donner à ses élèves un morceau qui présente des complications pour les deux mains, il sera alors nécessaire d’y ajouter des éléments.

  6. Il doit ètre compréhensible pour n’importe quel musicien, qu’il soit accordéoniste ou non. Il devra donc se baser le plus possible sur la notation standard de la portée. Celle-ci, en plus d’être utilisée par la plupart des instruments, présente l’avantage définitif de posséder un ensemble de signes musicaux déjà consacrés par l’usage.

  7. Il faut qu’il soit basé sur un genre d’accordéon concret que l’on adopte comme modèle standard, autant pour ce qui concerne l’accordage que pour la disposition des notes, fait qui facilitera l’apprentissage de l’instrument et son interprétation. Mais ceci ne veut pas dire qu’on ne peut pas utiliser des accordéons accordés différemment. Dans ces cas-là, nous croyons qu’il faudra les considérer comme des instruments transpositeurs, en suivant l’exemple de la clarinette, du saxophone... Ceci présente l’avantage évident de ne pas avoir à apprendre à jouer le diatonique dans ses divers accordages.

  8. Il doit être ouvert, c’est-à-dire que les solutions adoptées ne devraient pas limiter la possibilité d’agrandir ou de varier l’accordéon —avec plus ou moins de rangées à la main droite, plus ou moins de basses à la main gauche, registres...—.

  9. Et pour terminer, il doit être facile à écrire, à la main comme avec les programmes d’informatique les plus courants.