DÉMENCE FRONTO TEMPORALE

 

Sujet : Maladie sévissant dans ma famille depuis plus de 60 ans ceux-ci croyait que c’était la maniaco-dépression alors que c’est plutôt une démence fronto-temporale

Lors d’une visite dans ma famille (en Mauricie) il y a un mois environ, j’ai appris qu’une de mes tantes venais d’être hospitalisé à l’unité psychiatrique. Ses symptômes étant la perte de mémoire à court terme (celle à long terme est préservé) Isolement, difficulté urinaire et capacités intellectuelles réduites.

En faisant une recherche pousser sur la maniaco-dépression, je me suis rendu compte que ce n’est pas cette maladie qui sévissait dans ma famille. Comment en suis-je rendu à cette conclusion ?

1)       Cette maladie ne se transmet pas de génération en génération, c’est-à-dire du grand-père à tous les enfants, les petits enfants et arrières petits enfants.

 

2)       Maniaco-dépression Symptôme : 

La maniaco-dépression est un trouble de l'humeur qui est aussi appelé trouble bipolaire ou cyclothymique par les

 spécialistes.

                Le trouble bipolaire de type I est caractérisé par la survenue d'un ou plusieurs épisode(s) maniaque(s) (voir les critères plus bas) ou mixte(s) (dans un épisode mixte, les critères d'un épisode maniaque et d'un épisode dépressif majeur sont rencontrés simultanément). Il peut y avoir des épisodes hypomaniaques (voir les critères plus bas). Il n'y a pas nécessairement d'épisode dépressif majeur bien que cela soit souvent le cas.   Le trouble bipolaire de type II est caractérisé par la survenue d'un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs accompagnés d'au moins un épisode hypomaniaque (voir les critères plus bas). Il n'y a pas d'épisode maniaque ou mixte. Le trouble cyclothymique est caractérisé par une alternance pendant au moins deux ans de nombreux épisodes hypomaniaques (ne rencontrant pas tous les critères d'un épisode maniaque et n'entraînant pas une altération marquée du fonctionnement) et dépressifs ne rencontrant pas tous les critères d'une dépression majeure. Nous avons décrit dans la question "Comment reconnaître la dépression?” les symptômes d'un épisode de dépression majeure. Nous présentons dans ce qui suit les critères d'un épisode maniaque et d'un épisode hypomaniaque.

Avec l’accord de ma cousine, j’ai entreprise une recherche plus avancée pour savoir qu’elle est la maladie qui atteint notre famille depuis plusieurs génération. Je sais que la plus part de mes oncles et tantes ainsi que cousins et cousines ont tous pris des anti-antidépresseurs, du lithium, drogue et alcool. En sachant cela, j’ai pu vérifier avec plusieurs professionnel de la santé si mon diagnostique était juste. (Douglas, psychiatre connu de ma part, Louis-H Lafontaine et le médecin qui soigne ma famille depuis des années et qui n’avait pas su soigner de façon adéquate mes proches. En administrant toutes sortes de médicaments à ceux-ci, il a contribué à faire avancer la maladie. C’est-à-dire la démence fronto-temporal. Quel beau dégât ! Pourquoi : et bien avec une médication inexacte la maladie se déclare fin quarantaine début cinquantaine

 

 

 4.2.3.3 Le syndrome démentiel

La démence est un syndrome clinique dont la caractéristique essentielle est la diminution des capacités intellectuelles, sans préjuger de son étiologie (Partie de la médecine qui recherche les causes des maladies)ou de son évolutivité.

Les critères diagnostiques sont :

 

Par l'examen physique : (demande faite au médecin de la famille)


Par les examens complémentaires indispensables :

 

4.3.1 Introduction : ce qu'il faut comprendre

4.3.1.1 Définitions

Selon le type d'enregistrement

·         Mémoire à court terme ou mémoire tampon ou mémoire de travail : correspond au stockage labile des données pendant une durée brève (15-20")

·         Mémoire à long terme : stockage définitif des données dans un système à capacité illimitée pendant une durée illimitée.

Selon le type d'information à stocker

·         Mémoire verbale : stockage d'informations préférentiellement verbal, comme pour un texte, sous dominance hémisphérique gauche.

·         Mémoire visuospatiale : stockage ou encodage préférentiellement non verbal comme pour un visage ou une forme, sous dominance hémisphérique droite.

4.3.1.2 Tests cliniques

Définition des grands syndromes et troubles amnésiques (à retenir)

4.3.2 Exploration

L'examen d'un patient présentant des troubles amnésiques doit comporter les temps suivants :

Examen du niveau de vigilance

 

Comme celui des autres fonctions cognitives, le fonctionnement amnésique est perturbé lors des troubles de la vigilance et en particulier lors des confusions mentales.

L'interrogatoire

 

Temps essentiel de l'examen, il va permettre de préciser :

·         Le terrain : latéralisation manuelle, niveau préalable d'études et professionnel, degré d'utilisation des facultés amnésiques ;

·         Les antécédents pathologiques : Recherche surtout des pathologies neurologiques centrales (accident vasculaire cérébral, traumatismes) ou psychiatriques (dépression, anxiété), toxicomanies (alcool, drogues) ; faire la liste exhaustive de tous les médicaments actuels ou consommés dans la période des 3 mois ayant précédé l'installation des troubles amnésiques ;

·         le mode d'installation et l'évolution des troubles amnésiques : on distinguera entre troubles transitoires ou permanents, d'installation aiguë, subaiguë ou progressive ;

·         la nature des troubles de mémoire, leur caractère isolé ou non ; on distinguera les amnésies pures ou associées, les amnésies globales ou dissociées ;

·         Le niveau de plainte amnésique du patient en le comparant à ce que rapportent ses proches et au retentissement des troubles sur la vie quotidienne : Une plainte amnésique absente ou faible contrastant avec une perte d'autonomie fait évoquer une pathologie organique. Au contraire, une plainte amnésique majeure contrastant avec une autonomie et un fonctionnement social préservé doit faire évoquer en premier lieu un trouble d'origine psychoaffective (anxiété, dépression).

Évaluation de différents aspects de la fonction amnésique

 

L'examen clinique des fonctions mnésiques doit évaluer différents aspects :

·         La mémoire des faits biographiques : la qualité des réponses que donne le patient sur son histoire personnelle, sur sa maladie est un excellent indice de fonctionnement de la mémoire rétrograde. Quand cela est possible, c'est une bonne habitude que d'interroger de façon détaillée un proche sur quelques événements du passé récent (une semaine), semi-récent (un mois) et plus reculé (plusieurs années) dont le patient devrait normalement se souvenir. Lors de l'examen du patient, on dispose alors d'un matériel vérifiable d'évaluation de la mémoire biographique.

·         La mémoire des faits récents : il faut apprécier l'orientation dans le temps et dans l'espace, le souvenir de faits publics ou personnels récents.

·         La mémoire des connaissances didactiques et sémantiques : on évalue en questionnant le patient sur des faits de connaissance générale (histoire, géographie), en lui demandant de définir des mots ou des concepts. Les performances sont à interpréter en référence au niveau antérieur présumé du patient.

·         Des épreuves de rappel différé sont utiles pour évaluer la rapidité de l'oubli : il suffit par exemple d'évaluer à intervalles réguliers (1', 5', 15' et 30') le nombre de mots retenus à partir d'une liste de 3 ou 5 mots.

 

DÉMENCE DE TYPE FRONTAL


Une proportion non négligeable des patients présentant une démence primaire dégénérative ont un tableau clinique suggérant un dysfonctionnement fronto-temporal progressif et sévère. Les premières manifestations en sont habituellement un changement dans le caractère et la personnalité du patient. Des études anatomo-pathologiques ont confirmé chez ces patients une atrophie et une importante perte neuronale au niveau des lobes frontaux et temporaux. La présence de neurones"ballonnés" et de corps de Pick est inconstante, ce qui a conduit à la définition de la "frontal lobe dégénération", qui n'est ni une maladie d'Alzheimer, ni une maladie de Pick.(1).


RESULTATS


Les anomalies affectent principalement le lobe frontal, respectant la région sensori-motrice. Le défect est souvent particulièrement marqué au niveau préfrontal (2). Dans les formes évoluées, l'hypoperfusion ou l'hypométabolisme frontal est massif, s'étendant à la partie antérieure des lobes temporaux (2-4).


INTÉGRATION DANS LA STRATEGIE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE


La démarche aboutissant au diagnostic de démence dégénérative est la même que pour la démence de type Alzheimer Dans la démence de type frontal, les examens morphologiques (scanner, IRM) montrent en général une atrophie corticale sévère prédominant dans les régions fronto-temporales, alors que l'EEG standard est normal. L'aspect évocateur de la TEMP permet d'apporter un argument positif au diagnostic de démence de type frontal.


Les diagnostics différentiels


L'intérêt du diagnostic différentiel ne réside plus uniquement dans la recherche de démences dites "curables" ou d'une dépression. Avec les progrès de la médecine, de la neuropsychologie, le champ des démences dégénératives s'est enrichi de nouvelles entités, différentes de la maladie d'Alzheimer, en cela qu'elles nécessitent une prise en charge différente.

Il convient de plus de ne pas méconnaître une association parfois possible entre ces entités, par exemple maladie d'Alzheimer et dépression ou maladie d'Alzheimer et leucopathie vasculaire.


 

Les démences dégénératives

Les démences fronto-temporales

La 2° entité, de loin la plus fréquente, est représentée par les démences fronto-temporales, où l'étude neuropathologique ne met en évidence qu'une perte neuronale et une spongiose aspécifique, plus ou moins associée à une gliose. Ces lésions sont localisées au cortex préfrontal et à la partie antérieure du lobe temporal. Le terrain est particulier en ce sens que la démence intéresse des sujets, en règle générale, plus jeunes que pour la maladie d'Alzheimer et qu'il existe, souvent, une notion familiale. Dans une série publiée en 1993, l'âge moyen de début était proche de 54 ans. Un début précoce (51 ans) est aussi classiquement rapporté dans la maladie de Pick. Des cas familiaux de la maladie de Pick ont été rapportés depuis longtemps et des antécédents de démence chez les ascendants sont notés dans la moitié des cas de démence fronto-temporale. Toutefois, du point de vue génétique comme dans d'autres domaines, les démences de type frontal ne représentent pas un ensemble homogène. Sur le plan clinique, le début est insidieux et se manifeste par des troubles de la personnalité et du comportement. Ces manifestations comportementales sont présentes longtemps avant l'apparition de la symptomatologie cognitive. Le patient inquiète l'entourage par son inertie, son désintérêt, son retrait des activités sociales. Le patient devient apathique et s'isole. Les troubles attentionnels sont présents dès le début. Des troubles de l'affectivité sont souvent présents dès ce stade, avec irritabilité, émotivité excessive. Le patient peut ainsi surprendre par des comportements désinhibés, impulsifs et des attitudes sociales inappropriées.

La démence de type frontal est loin d'être rare. Elle serait la deuxième cause, en fréquence des démences dégénératives. Mais il est actuellement impossible de connaître l'importance exacte de ce type de démence. Selon les études, la prévalence de ce type de démence varie de 0,4 à 10%. Sa fréquence relative, par rapport à la maladie d'Alzheimer, serait de un pour quatre en moyenne. Lorsqu'il est isolé, le tableau de démence de type frontal renvoie essentiellement à trois entités neuropathologiques :

 
 



 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'ensemble de ces symptômes est souvent mis sur le compte d'une dépression ; toutefois les traitements antidépresseurs n'ont pas ou peu d'effets. Il existe très tôt des troubles du langage avec difficulté pour initier les discours et diminution de la fluence verbale. Le langage va s'appauvrir progressivement ; des stéréotypies et une écholalie apparaissent.

A la phase d'état, les modifications comportementales se précisent avec aggravation du repli, signes de désinhibition, perturbation des conduites alimentaires et sexuelles, stéréotypies et persévérations gestuelles, déambulation. Les modifications de l'affectivité sont-elles aussi marquées, avec humeur dépressive, labilité émotionnelle, anxiété, irritabilité, explosions caractérielles fréquentes. Sur le plan du fonctionnement cognitif, le syndrome frontal est extrêmement précis avec difficultés attentionnelles majeures,
persévération cognitive, impossibilité d'élaborer des stratégies cognitives. Le langage est extrêment pauvre, évoluant progressivement vers un mutisme. La mémoire est perturbée, essentiellement au niveau de la mémoire de travail. Contrairement aux patients atteints de la maladie d'Alzheimer, l'indice ou la situation de reconnaissance facilite le rappel. Les capacités d'apprentissage et de stockage à long terme sont relativement préservées en comparaison avec ce qui est observé dans la maladie d'Alzheimer. L'anosognosie est précise.

 Ces démences frontales et, plus précisément, les démences fronto-temporales, les plus fréquentes, sont très souvent méconnues. Cette méconnaissance est peut-être due au fait que le tableau clinique, surtout au début, ne renvoie pas à l'image classique de démence. Si la maladie d'Alzheimer peut être qualifiée de démence "cognitive", la démence de type frontal est une démence "comportementale". Le tableau démentiel ne va pas être la conséquence d'une atteinte associée de la mémoire et des fonctions instrumentales, mais plutôt la conséquence des troubles attentionnels perturbant la saisie de l'information, des difficultés d'élaboration de stratégies cognitives et des troubles comportementaux.

Le retentissement sur l'autonomie, dans la vie quotidienne, devient important, alors même que les capacités opératoires peuvent encore être relativement préservées. Cette présentation comportementale qui domine la scène clinique est fréquemment à l'origine d'erreurs diagnostiques. La méconnaissance de la démence elle-même, au profit d'un diagnostic de type psychiatrique, est une erreur plus fréquente que celle qui consiste à qualifier de "maladie d'Alzheimer" une démence fronto-temporale.

Différences entre démences fronto-temporales et maladie d'Alzheimer

 

Démence fronto-temporale

Maladie d'Alzheimer

Histoire

Troubles précoces du comportement
Conduites stéréotypées

Troubles mnésiques
Désorientation spatiale
Troubles du langage
Troubles tardifs du comportement

Examen neurologique

Réflexes archaïques
Akinésie, rigidité tardive

Akinésie, rigidité
myoclonies

Langage

Réduction, mutisme

Aphasie

Fonctions visuo-spatiales

Préservées +++

Désorientation spatiale

Mémoire

Amnésie variable (trouble du rappel)

Amnésie sévère

Conduite

Peu d'effort mental
Désintérêt
Inappropriée

Effort mental important
maintien de l'intérêt
Approprié

EEG

Normal

Ondes lentes

TEM

Anomalies cérébrales antérieures

Anomalies cérébrales postérieures

 

Dans un grand nombre de cas, le processus dégénératif s'étend à d'autres régions corticales et sous-corticales. Cette extension va se traduire par un élargissement du domaine cognitif atteint, aboutissant à un état démentiel. Les relations entre ce type de tableau et les formes de maladie d'Alzheimer débutant par l'atteinte prédominante d'un secteur cognitif sont difficiles à définir. Il semble que, dans un certain nombre de cas, on ne retrouve pas les plaques séniles et la dégénérescence neurofibrillaire qui caractérisent la maladie d'Alzheimer. Dans ce cadre, 4 tableaux sont à décrire : l'aphasie progressive primaire, l'apraxie progressive primaire, l'atrophie corticale postérieure et la dégénérescence cortico-basale.

La démence alcoolique

L'alcoolisme chronique est une cause fréquente d'atrophie cérébrale, mais il peut, du fait d'une carence vitaminique associée, induire d'autres causes de troubles cognitifs : syndrome de Korsakoff, maladie de Marchiafava-Bignami, pellagre.

               Atrophie cérébrale

Un abus prolongé d'alcool(ce qui est  le cas dans ma famille, alcoolisme, drogue dure, Médicaments à dosages élevés) peut conduire à un syndrome démentiel progressif, caractérisé par un ralentissement psychomoteur, des troubles de l'attention, des troubles du langage et visuo-constructifs. L'atrophie cérébrale est notable en imagerie. Les déficits cognitifs aussi bien que l'atrophie sont partiellement réversibles avec l'abstinence et la supplémentation vitaminique.

 

 

Démence du cortex fronto-temporale et démence due à la maladie de Pick

 

Ces deux affections sont difficiles à différencier parce que les anomalies des tissus cérébraux affectent globalement les mêmes zones du cerveau. L'évolution de la maladie de Pick et de la démence fronto-temporale se déroule de façon similaire. Elle se caractérise par une dégradation survenant dans la partie la plus avant du cerveau, parfois de façon précoce (entre 40 et 60 ans). Dans l'ensemble, la maladie de Pick se développe rarement. Elle peut toutefois survenir plus souvent dans certaines famille. Dans 50 % des cas, elle est héréditaire. Contrairement à la maladie d'Alzheimer, aucune anomalie typique n'est visible dans le cerveau au début de la maladie. Les causes de ce type de démence ne sont pas encore connues. (Ma tante est au stade 5 et deux oncles au stade 2 et 3)

 

Les symptômes de la démence
La dégénération des lobes frontaux et temporaux du cerveau engendre un changement de personnalité flagrant et une instabilité émotionnelle. D'autres troubles du comportement se manifestent aussi: susceptibilité accrue, agressivité, prise de poids, comportement sexuel inconvenant et difficultés majeures d'expression. Ce type de démence peut aussi s'accompagner de troubles moteurs qui mènent à une immobilité totale dans la phase finale de la maladie. Contrairement à la maladie d'Alzheimer, la perte de mémoire ne se manifeste que dans la phase finale de la maladie.

 

Notez que les difficultés de comportement surviennent tôt dans l'évolution de la maladie et sont très caractéristiques. Voici des exemples de ces difficultés de comportement:

·         La personne parle beaucoup, mange en surabondance, s’évertue à mettre met des objets dans sa bouche ou celle des autres (ce qu'on appelle 'hyper oralité');

·          Un comportement sexuel inadapté, un discours inadéquat et malvenu (remarques mal placées, blagues, s'adresser inopinément à des inconnus);

·         un comportement et un langage agressifs;

·         une irritabilité accrue et rapide;

·          un changement de personnalité flagrant: pour la famille et les proches il s'agit d'une personne totalement métamorphosée;

·           un comportement social modifié et une diminution de la conscience sociale: le malade ne parvient plus à avoir des contacts sociaux normaux ou à entretenir ces contacts, même pas avec les personnes de son entourage immédiat;

·        changements émotionnels : l'expression des émotions se produit de façon totalement différente;

·         des comportements obsessionnels se manifestent, comme se laver les mains fréquemment, vouloir maintenir son entourage propre de façon mania cale, adopter un comportement rituel. Ces comportements peuvent se produire dans la phase précoce mais disparaissent généralement plus tard au cours de l'évolution de la maladie;

·        ces personnes sont souvent inconscientes de l'apparition de ces changements de comportement. Leur manière de réagir et leurs relations vis à vis des autres leurs semblent normales. On appelle cela la 'perte de la conscience personnelle'.

 

Les troubles de comportement, apparaissant au début de la maladie, ne cessent d'augmenter pour mener à une perte de plus en plus importante de la prise d'initiative et de la spontanéité. Les personnes atteintes de démences deviennent alors totalement apathiques et égarées.

 

Les fonctions exécutives dépendant des fonctions frontales s'avèrent très tôt fortement perturbées à cause de la maladie. En résultent de nombreux problèmes: diminution de la prise d'initiative, difficulté de planifier, découragement rapide dans des situations complexes, pensée abstraite perturbée (par exemple lorsque la personne ne comprend plus ou ne peut plus expliquer les proverbes).
Les problèmes au niveau de la pensée, de concentration et linguistiques peuvent se produire très tôt. Tout d'abord, les patients parlent de façon incorrecte : ils parlent en abondance et sans arrêt mais leurs mots et leurs phrases n'ont pas de signification claire. Ils utilisent des mots chargés d'agressivité ou de sexe, des injures, le discours devient scatologique, etc.
Graduellement, la spontanéité et la fluidité du discours s'atténuent. Le discours devient de plus en plus incohérent. La répétition de mots et de phrases courtes, souvent sur le même sujet ou la répétition vaine de mots prononcés par d'autres (aussi appelée 'écholalie') se produit souvent. Plus tard, les personnes éprouvent des difficultés à trouver leurs mots et traversent de longues périodes de silence total. Elles conservent pourtant très longtemps la faculté de comprendre un langage simple.

 

Les troubles de la mémoire se développent en général plus tard mais ils rendent difficile la vie quotidienne. Ces troubles de mémoire se composent de problèmes au niveau de :
(1) la "mémoire active" qui comprend la rétention temporaire et la mise à disposition de l'information nécessaire pour exécuter un mouvement et/ou atteindre un but
(2) la 'mémoire à long-terme' où toutes sortes d'information sont enregistrées et peuvent être rappelées. Cette mémoire contient aussi les capacités motrices apprises, les réflexes, etc. , que l'on utilise chaque jour sans en être conscients. Dans cette forme de démence, la suggestion et les aides mémoire peuvent être utiles pour rappeler à la mémoire ce qui ressemble, à première vue, à de l'oubli.

 

D'autres troubles peuvent survenir de façon moindre: l'apraxie (troubles dans l'exécution ou l'imitation d'actions connues mais inhabituelles; ne plus savoir comment des objets doivent être utilisés), l'agnosie (troubles dans la reconnaissance des objets, des couleurs ou des visages connus). Une diminution de la pression sanguine se produit souvent et provoque des pertes de conscience soudaines et même sans que la personne ne se plaigne d'étourdissements. L'orientation dans l'espace reste longtemps conservée. Les hallucinations sont peu fréquentes, l'incontinence par contre peu apparaître relativement tôt.
Avant le stade avancé de la maladie, des problèmes moteurs apparaissent, tels: difficultés de marche, ralentissement, rigidité, tensions musculaires. La dépression survient rarement.

 

Les difficultés prononcées de comportements (agression, pertes de contrôle, changements de personnalité et comportement obsessionnel), les difficultés précoces au niveau du langage, l'âge relativement jeune au cours duquel la maladie débute rendent les soins à domicile très difficiles. Généralement, les patients doivent être soignés assez tôt dans une institution. Les soignants proches souffrent souvent de dépression, même après l'accueil de la personne malade en institution.

 

Le diagnostic
Il est important de s'attarder avec un spécialiste (un neurologue, un gériatre ou un psychiatre) sur les différents problèmes et de leurs origines. Il pratiquera un simple test à fin de voir s'il s'agit d'une démence. Il poursuivra par un test sanguin et urinaire (pour exclure d'autres causes, éventuellement curables). Les tests de la mémoire, des différentes fonctions exécutives et d'autres fonctions sont aussi importants. Ces examens sont le plus souvent pratiqués par un neuropsychologue. Les scanners CAT et CT (une méthode permettant de donner une image du cerveau grâce à des rayons X) permettent de montrer une atrophie des tissus cérébraux dans la région antérieure du cerveau ou dans une partie les lobes temporaux. Un fait typique pour la démence du cortex fronto-temporale est que l'électroencéphalogramme (EEG) demeure normal pendant une longue période de la maladie. Le diagnostic ne peut donc être établi avec 100% de certitude.

 

Le traitement
La maladie même ne peut pas encore être traitée. Aucun médicament disponible ne permet de traiter les troubles cognitifs tels que les problèmes de mémoire et les fonctions exécutives perturbées. Les médicaments déjà utilisés dans le cadre de la maladie d'Alzheimer ont été testés contre ces formes de démence. Les résultats ne sont pas prometteurs. Peux d'informations sont disponibles concernant les possibilités d'exercices neuropsychologiques, comme les exercices de mémoire, de revalidation de la parole.
Afin de lutter contre les troubles du comportement, on peut faire appel à des médicaments habituellement utilisés pour les troubles du comportement telles que les agressions, le comportement incontrôlables et l'irascibilité. Ces médicaments n'ont pas été spécifiquement étudiés en vue de leur utilisation pour cette maladie. Ils peuvent toutefois être prescrits à condition d'assurer un suivi médical (par le médecin).

 

Comparaison avec la maladie d'Alzheimer
Cette forme de démence débute souvent à un âge peu avancé. Au début de la maladie, les difficultés de comportement et les changements de personnalité sont très caractéristiques, contrairement au problèmes de mémoire qui sont moins marqués.
L'agnosie, l'apraxie et la désorientation dans l'espace sont plus rares et se produisent à un stade avancé de la maladie.
 Les anomalies dans le cerveau se situent dans d'autres régions du cerveau, en particulier dans les régions les plus avant du cerveau ou les zones périphériques des lobes frontaux. Dans la maladie d'Alzheimer, les parties internes (ou médiale) des lobes cérébraux sont touchées, entre autre la région de l'hippocampe.

  Pour terminer, cette étude a permis à certain membre de ma famille d’arrêter la boisson et les drogues et de commencer un sevrage de médication donné par le médecin. Ceci, à aussi contribué d’un certain sens à calmer mes cousins et cousines que la maladie n’est pas la maniaco-dépression et ils sont moins inquiets pour leurs enfants. La seul mauvaise nouvelle est que cette maladie et transmise de génération en génération et qu’ils vont devoir être alerte avec leur progéniture concernant les drogues et la boisson. Car, s’ils ont une vie saine, leur espérance de vie n’en sera que meilleure et plus longue.  Et du a cette étude ma tante est sortie des soins psychiatrique et placé dans un endroit ou l’on soigne les gens atteints de l'Alzheimer.

 

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